Conférenciers invités

Note très importante : Des casques d’écoute pour l’interprétation simultanée seront disponibles avant le début des présentations pour les sessions plénières. Une pièce d’identification avec une photographie sera requise. Veuillez les récupérer tôt, pas plus tard que 8 h 15. Il est possible de changer les chaînes de réception pour le français ou l’anglais.

Lundi 15 octobre
8 h 30

Alain Bourque, M. Sc.,
Ouranos
Gérer les impacts actuels et futurs du changement climatique sur les ressources hydriques et leur utilisation

Le réchauffement du système climatique mondial est sans équivoque et annonce des changements plus importants dans les composantes spécifiques du système climatique: évolution dans les patrons d'évaporation et de précipitation entraînant des modifications dans le cycle de l'eau, augmentation de l'énergie contenue dans les phénomènes météorologiques extrêmes, diminutions importantes des couvertures de neige et de glace engendrant des changements allant de l'échelle régionale jusqu’à une influence continentale, etc. Bien que fournissant certaines opportunités, le changement climatique est considéré comme posant des risques importants pour le bien-être de la société et l'environnement naturel, influençant aussi l'économie ainsi que la santé et les populations.

Plusieurs études annoncent systématiquement une augmentation prévue des débits hivernaux moyens des rivières dans la majeure partie du Canada à l'horizon 2041-2070. En outre, la fréquence, l'intensité et la durée des phénomènes météorologiques extrêmes liés aux précipitations devraient augmenter, causant ainsi des impacts significatifs sur toutes les infrastructures déjà vieillissantes. Tandis que la réduction des gaz à effet de serre peut limiter les changements futurs et l’augmentation des risques, les investissements dans l'adaptation et la résilience peuvent également diminuer ces risques. Pour le secteur de l'énergie, les solutions d'adaptation peuvent prendre des formes variées et à la fois non structurelles (optimisation des règles de gestion) et structurelles (ajout de turbines ou redimensionnement d'équipements) pourraient même permettre de bénéficier des conditions hydrométéorologiques futures.

L'adaptation commence à se produire partout dans le monde et de bonnes pratiques sont de plus en plus documentées. Tout en insistant sur l'importance d’intégrer la science dans la prise de décision requise pour obtenir une résilience accrue, cette présentation prend pour acquis que les gestionnaires de barrages préfèrent être perçus comme faisant partie de la solution et non comme étant à l'origine des problèmes causés par les changements climatiques.

**Présentation en anglais avec interprétation simultanée disponible

Mardi 16 octobre
8 h 30 

Stephen Rigbey, P.Eng.
SJR Consulting, Membre de l’« Oroville Independent Forensics Team » (IFT)
Au-delà d’Oroville : où allons-nous?

Publié environ 10 mois après la rupture de l’évacuateur de crues d'Oroville de février 2017, le rapport de l'Independent Forensics Team (IFT) concluait que le problème impliquait une interaction complexe entre des facteurs physiques, organisationnels et humains s’étendant sur plusieurs décennies. Il n'y avait pas de « mode de défaillance » unique ou de progression linéaire des événements conduisant à la défaillance de l’évacuateur de crues et à l'évacuation subséquente de 188 000 résidents en aval. Cependant, il y avait des indicateurs simples de problèmes majeurs non résolus. Ceux-ci ont été négligés dans de nombreuses inspections par des générations d'ingénieurs expérimentés.

Le rapport de l’IFT présente un certain nombre de leçons générales à tirer par les propriétaires, les régulateurs et les consultants. Bon nombre de ces leçons sont simples et évidentes, ce qui soulève la question de savoir pourquoi l'industrie de la sécurité des barrages n'a pas encore appris et appliqué ces leçons. La dépendance de l’appui sur la pratique courante sans le moindre questionnement tout en considérant comme la « meilleure pratique » est devenue endémique. Il est grand temps de remettre en question les hypothèses sur lesquelles repose la pratique actuelle.

Plutôt que de se fier de plus en plus au « jugement de l’ingénieur » pour estimer les probabilités et les conséquences dans les arbres multibranches d'événements et de défaillance ainsi que de répéter le même processus d’élaboration des modes de défaillances d’une étude de sécurité à l’autre, nous devons développer de nouvelles approches qui tiendraient compte des facteurs opérationnels.

Nous devons également revenir à l'essentiel et comprendre d'abord comment chaque composant d'un système est censé fonctionner et déterminer s'il fonctionne toujours comme prévu. C'est seulement à ce moment que nous pourrons commencer à étudier comment la défaillance de chaque composant peut affecter le système global dont il est partie intégrante et comment une défaillance généralisée pourrait progresser. Les rôles de l'ACB, des propriétaires, des organismes de réglementation et des consultants doivent être examinés en définissant mieux la question fondamentale de la « meilleure pratique » à utiliser à partir de maintenant.

**Présentation en anglais avec interprétation simultanée disponible

Mercredi 17 octobre 
8 h 30

Antonin Zaruba, ing., 
Hydro-Québec (retraité)
L’évolution de l’hydroélectricité au Québec

L’évolution de l'hydroélectricité dans la ville de Québec et dans la province à travers le premier aménagement hydroélectrique industriel documenté. L'aménagement Montmorency datant de 1893, toujours en place, a été mis aux normes en 2014.

**Présentation en français avec interprétation simultanée disponible

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